1/16/2007

En fenetre sur les pieds bouts. Le chemin en moi.



Je trouve ça dur d'écrire. Libérateur aussi. De pas en pas, de lignes en lignes. Je cafouille, je ne sais plus. Je trouve que les mots zig-zag itinérants, sans regards aux autres, sans rancards à L'agenda. Se poussent, happy de sortir, groggy d'avoir passé autant d'années à dormir dans ma gorge. Liqueur framboise entre mes rives trop chaudes d'être seulement à moi, me soufflant d'appartenir à un amoureux, ou un amoureuse, qu'importe, desiderata androgyne de possession cobalt, quelque part ailleurs qu'en mon abdomen, à faire escale entre des mains. Inconnues. Concubines.

Mais pourquoi donc cette soif de voyage ?

Tout ça me questionne.

40 pages. Déjà.

Une ligne d'ouverture.
Trouvée. Celle de fermeture.

Mais entre tout ça. Un méandre d'apostrophes, de veines tracées en cas, de vides saut périlleux, de fluviatiles traits à la limite de l'obsène sur mes cahiers. Ma chair en lambeaux sur le cover of a magasine. Je vois d'jà l'image, les dessins. Le but. L'ultime. Je ne sais plus où je vais avec ça. Avec ce livre qui me tient les jambes, comme un enfants qui refuse que sa maman parte sans lui... Tu vois le genre ?

Et la grande question. Trop géante pour être nommer ici.
Trop angoissante pour être noir sur blanc.

Et moi, mes angoisses en constant geyser.

Est-ce que j'écris vraiment de la poésie ?
Pourquoi tout ces paragraphes qui se sont attroupés sur mes pages ?
Ai-je les reins assez solide pour en faire un roman ?
Et puis, ça se peux-tu un roman poême ?

Et pourquoi je veux écrire ?

9 commentaires:

sixième 1 a dit…

Un roman, un poème, Manon, pourquoi veux-tu absolument que cela entre dans une catégorie ?

Manon dans sa bulle a dit…

je sais pas So, par besoin de sécurité j'imagine ?

Medic a dit…

l'important n'est pas de savoir pourquoi mais de sentir pourquoi ...... des mots sentis sont toujours plus touchant

Unknown a dit…

Le blog aussi reccueille comme un reccueil. Quelle différence ? les reins. Solides ou pas. Le doute. La preuve à soi. Non ?

sixième 1 a dit…

Tu serais contenue dans un genre, mais c'est étrange, je te devine plus sans garde-fou !

Anonyme a dit…

T'es sweet et tu as raison So. Les jours de grands vents je doute, mais à la claireté du soleil. Je vois bien que mes mots brillent!! Merci xx

L'homme au kilt. Oui, ça se sent!! Merci aussi à toi.

Inavouable. pour moi, aujourd'hui, l'important est sur papier. Ici c'est la preuve en soi. :)

Méthane Alyze a dit…

Continue, continue, continue, et après si la forme t'insécurise toujours tu lui fera une grosse chirurgie reconstructive. Je te dis Manon - quand on a l'inspiration, quand ça coule et qu'on aime ce qui sort - il faut surfer cette vague de toutes tes forces, ne pense pas, continue de foncer aveuglément vers cette ligne de fermeture et après tu te reliras avec un esprit plus critique et tu sauras ce que tu auras à faire avec cette splendide matière brute encore chaude et vivante, non-filtrée, à peine sortie de tes trippes.

Anonyme a dit…

Meth. Oui. Je continue. Et aujourd'hui, la vague est chaude, demain on verra bien. Au pire, je trouverai un cp'taine, pour m,aider de son mât à trouver mon nord. :) xx

André Cloutier a dit…

40 pages? Tu fais un livre, c'est ça? Oh génial.

En passant tu n'écris pas de la poésie. Tu es poésie.

Tu veux-tu des tic-tacs?